La terre agricole, un bien commun.

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conférence Apifera
L’augmentation croissante du foncier des terres agricoles freine l’acquisition de terres de culture pour de nombreux agriculteurs. Le prix des terres libres a augmenté de 2,9% en 2014. Le prix moyen est de 5 910 €/ha et il peut monter jusqu’à 16 000 €/ha dans certaines régions.

Le marché agricole est resté plus actif que les autres marchés fonciers ruraux avec des hausses de prix cependant moins élevées qu’en 2013. Malgré une moindre artificialisation des terres à cause de la crise économique, la ferme France risque de perdre 8% de son potentiel agronomique d’ici 2050.

Les sols agricoles couvrent encore la majorité du territoire (51 %, ou 28 millions d’ha), malgré une perte moyenne de 70.000 ha par an depuis 2006, selon le bulletin statistique du ministère de l’Agriculture. En comparaison, les sols artificialisés ne représentent que 5,1 millions d’ha, ou 9,3 % du territoire. Et les espaces naturels (bois, landes, friches, sols nus et zones humides) environ 40 % (22,8 millions ha).

L’artificialisation des sols a connu un pic entre 2006 et 2008 (+ 1,8 % par an) et tend depuis à se stabiliser (+ 1,1 %) : la crise de 2009 est passée par là occasionnant un ralentissement des grands chantiers d’habitat ou d’infrastructures.

Depuis cette date également, le ministère note qu’il a enregistré « moins de départs en retraite d’agriculteurs, après un pic observé entre 2007 et 2009 ». Enfin, « les politiques locales ont pu s’attacher à conserver davantage les espaces agricoles, naturels et forestiers » à la suite du Grenelle de l’Environnement et des lois qui en ont découlé, selon la même source. Le rythme de disparition affolant des terres agricoles avait alors été souligné, évoquant « l’équivalent d’un département tous les sept ans ».

Première cause : l’habitat individuel

Entre 2006 et 2014, près de 490 000 ha ont été artificialisés au profit d’habitations, de parkings et de routes, dont les deux tiers ont été gagnés sur des terres agricoles. Près de la moitié des terres artificialisées sont destinées à l’habitat individuel et 16% au réseau routier. (Source : Agreste, statistiques ministère de l’Agriculture-Juillet 2015)

Les terres artificialisées sont le plus souvent imperméabilisées, ce qui pose de graves problèmes de ruissellement et d’évacuation des eaux : aux deux-tiers, les champs ont cédé la place aux routes, parkings, aires de stockage, le dernier tiers correspondant aux jardins, terrains de sports, chemins…

Il est encore temps que la terre revienne à ceux celles qui la cultivent, ceux qui la respectent en la valorisant biologiquement.

 

Sont invités: Nature et Progrès Tarn, aux côtés de la Confédération Paysanne, la communauté de commune Tarn et Dadou, la SAFER.

​Organisé par l’Association APIFERA, « Pour la connaissance et la préservation de la Nature »